Annexes 2017-11-22T15:16:15+00:00

Conclusion & Annexes

Rapport de gestion relatif à l’exercice comptable 2016

En termes financiers, de façon très générale, au cours de l’exercice comptable 2016, la réalisation des chantiers ci-avant présentés et l’exploitation des diverses infrastructures représentent respectivement des montants de l’ordre de € 146 millions et de € 150 millions, soit un total de de € 296 millions hors charges financières. A coté de ces dépenses liées aux activités primaires de la société, il faut ajouter le remboursement lié aux emprunts, soit de l’ordre de € 12 millions en capital et de € 12 millions en intérêts, ainsi que des dépenses liées à des éléments exceptionnels et au paiement des taxes pour € 10 millions. Au total, cela représente donc des sorties financières pour près de € 330 millions. A ce montant, il faut ajouter € 8 millions pour tenir compte d’une part du fait qu’il y a toujours un décalage temporel entre les dates des documents comptables (factures créances) et les mouvements financiers qui y sont liés (respectivement paiements et encaissements) et d’autre part que certains documents enregistrés en comptabilité se réfèrent à des exercices comptables différents. Il en résulte un total de € 338 millions.

Ces sorties sont compensées par diverses rentrées financières, à savoir les recettes d’exploitation pour un montant de € 276 millions, des subsides en capital pour € 1,4millions, des moyens financiers externes pour € 88 millions (€ 35 millions d’emprunts auprès de la BEI pour et € 53 millions au niveau du programme MTN) et l’encaissement € 8,4 millions de la créance relative à la réhabilitation des autoroutes en province du Luxembourg en 2004, soit un total de l’ordre € 374 millions.

Schématiquement, les grands équilibres financiers de l’année 2016 se présentent comme suit (montants arrondis en milliers d’euros) :

Rentrées financières

Produits d’exploitation : 276.200


Moyens externes

  • BEI : 35.000
  • MTN : 53.000

Subsides : 1.453


Sous-total des rentrées : 374.053

Sorties financières

Charges d’exploitation : 149.827


Investissements : 145.827


Intérêts de la dette : 11.917


Remboursement du capital des emprunts : 11.675


Éléments exceptionnels et taxes : 10.374


Autres : 8.052


Sous-total des sorties : 337.671

La différence entre les rentrées et les sorties s’élève à € 36 millions (374 – 338), ce qui doit permettre la reconstitution de la trésorerie pour faire face aux premières échéances durant les premières semaines de l’exercice 2017.

Les produits d’exploitation sont en forte hausse par rapport à l’année précédente suite à l’introduction du prélèvement kilométrique à partir du 1er avril 2016, ce qui contribue pour 63% par rapport au total des recettes, le solde provenant des «shadow tolls» et des recettes relatives à l’exploitation du domaine concédé à la SOFICO comme l’exploitation des concessions des aires autoroutières, les centrales hydroélectriques et le réseau de télécommunication avec les fibres optiques et les pylônes multi-opérateurs (en hausse de €2,7 millions par rapport à l’exercice précédent).

Les charges d’exploitation sont en augmentation, mais ceci doit être relativisé. En effet, avec l’introduction du prélèvement kilométrique, il faut aussi prendre en considération les charges liées à l’exploitation du système de péage par ViaPass. Les charges relatives à l’entretien du réseau structurant (en ce compris la liaison E25 – E40 et l’autoroute A8 qui faisaient l’objet d’une compta-bilisation séparée dans le passé) sont en légère diminution pour arriver à € 105,1 millions (à comparer à 112,3 millions l’année précédente). Les charges du pôle fluvial sont elles aussi en légère diminution pour arriver à € 3 millions (€ 3,3 millions l’année précédente). Par contre les charges du pôle énergétique (principalement les centrales hydroélectriques) ont connu une légère augmentation pour passer de € 1 millions à € 1,4 millions.

Les charges financières (€ 11,9 millions) augmentent vu les nouveaux emprunts contractés auprès de la B.E.I. pour la réhabilitation du réseau structurant, la construction de la 4ème écluse de Lanaye et la construction du contournement de Couvin (E420/N5).

La SOFICO améliore son indépendance financière

En tenant compte des éléments ci-dessus, ainsi que des produits financiers, des éléments exceptionnels, des taxes et des précomptes mobiliers pour un total de € 9,2 millions, il est possible de calculer l’autofinancement qui s’élève à € 105,2 millions, alors qu’il n’était que de € 4,1 millions pour l’exercice précédent.

L’autofinancement représente la capacité de l’entreprise à se financer grâce à ses activités sans devoir recourir à des ressources financières externes. La comparaison entre les exercices comptables 2015 et 2016 met donc en évidence une forte augmentation de l’autofinancement qui résulte principalement de la mise en œuvre du péage kilométrique depuis le 1er avril 2016.

Au niveau des investissements, il faut mentionner principalement la fin des travaux de réhabilitation du réseau structurant dans le cadre du Plan Routes 2010-2015, soit près de € 85,1 millions au cours de l’année 2016, ainsi que la construction de la nouvelle voie expresse E420/N5 (contournement de Couvin) à hauteur de € 30,8 millions (à comparer à € 19,9 millions l’année précédente).

Les investissements réalisés au niveau des voies navigables se sont élevés à € 18,3 millions en 2016, en diminution par rapport à l’année précédente. Cela s’explique principalement par l’achèvement progressif de la quatrième écluse de Lanaye (inaugurée le 13 novembre 2015) et de la nouvelle écluse à Ivoz-Ramet.

Ces divers investissements ont été financés grâce à plusieurs ressources financières. La première ressource est relative à l’autofinancement tel que mentionné ci avant. A cela, il faut ajouter les subsides pour l’équivalent de € 1,4 millions.

La SOFICO s’est tournée vers la B.E.I. pour lever de nouveaux emprunts à long terme conformément à la nature des investissements réalisés et s’est aussi préparée à faire face à ses obligations de début d’exercice 2017 via le programme EMTN.

La B.E.I. a ainsi octroyé pour € 35,0 millions de nouveaux emprunts, dont € 25,0 millions dans le cadre de la construction de la voie expresse E420/N5 (contournement de Couvin) et € 10 millions en vue de réaliser l’approfondissement de la Meuse entre Seraing et Flémalle pour permettre à des barges lourdement chargées d’y circuler.

La SOFICO – Le bilan d’un gestionnaire d’infrastructures

Les actifs de la société sont principalement constitués d’actifs immobilisés à hauteur de 90% comme le montre le tableau ci-dessus à la clôture 2016 (montants arrondis en milliers d’euros) :

Actif

Actifs immobilisés : 2.116.304


Actifs circulants : 240.277


Total de l’actif : 2.356.581

Passif

Capital et autres éléments assimilés : 1.639.475


Dette : 717.106


Total de l’actif : 2.356.581

Il faut noter que la dette est constituée pour 64%, soit encore € 459 millions, par des engagements à long terme (20 ans et plus). Ensemble avec le capital et les autres éléments assimilés, elle constitue les capitaux dits permanents de la société, soit encore près de 90% du total du bilan. Cela doit être mis en perspective avec la proportion des actifs immobilisés par rapport au total du bilan qui est elle aussi de 90%.

De plus, la part du capital et des éléments assimilés par rapport aux capitaux permanents est de 77%, ce qui montre l’indépendance de la société par rapport aux institutions financières.

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